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COMMENT CHOISIR SON CHIOT NIZINNY ?

Texte : Malgorzata Lula

Dessins : Ewa Dobrzynska

Traduction : Alexandre Rogalski

 

Comment choisir son chiot ? C’est effectivement un grand dilemme, suivant que nous prévoyons qu’il participe aux concours ou bien que nous souhaitions développer l’élevage ou encore que nous recherchions un bon reproducteur. Il est judicieux de présenter ses attentes à l’éleveur et de lui demander son conseil dans le choix d’un chiot, pour les concours ou pour l’élevage. Très souvent nos projets restent du domaine du secret et en allant récupérer le chien nous devons faire le choix parmi tous les chiens d’une portée. Selon les règlements d’élevage, nous devrions récupérer les chiots lorsqu’ils ont atteint la 7ème semaine.

Il se trouve cependant que les chiots se vendent « comme des petits pains « , tous au même prix – toute la portée. Un acheteur potentiel s’entend dire une somme fixe soumise éventuellement à une négociation. Et en entendant parler d’un prix compris dans une fourchette « de .... à .... « il soupçonne une magouille quelconque. Et pourtant il est très rare qu’une portée soit uniforme et que tous les chiots soient aussi beaux les uns que les autres. Si c’était le cas lors des concours on n’attribuerait pas des notes « très bien « . Les portées régulières, où tous les chiots sont du même type, ont la même carrure et la même taille, sont très recherchées.

N’oublions jamais quand nous faisons notre choix qu’un éleveur honnête montrera toujours tous les chiots (même si une partie est déjà réservée) et la litière de mise bas avec la mère. Un éleveur qui sort les chiots les uns après les autres, qui ne montre pas la litière de mise bas avec la mère n’est pas digne de notre confiance.

Pour revenir au sujet. Nous sommes chez un éleveur qui nous montre une portée composée de chiens très dynamiques et joueurs. Que faire ?

Ne nous laissons pas emporter par les émotions. Regardons tranquillement, de près tous les chiots. Je suppose que nous connaissons le sexe du chiot que nous voulons acheter et la manière dont se présente un PON (Polski Owczarek Nizinny).

Il est bon de prendre connaissance auparavant du standard de la race. Le standard énumère les caractéristiques que nous devons retrouver chez un chien adulte. Cependant un bon nombre de traits anatomiques se retrouvent déjà chez un chiot et ensuite ils se renforcent.

N’ayons pas peur de poser les questions qui nous intéressent. Un éleveur expérimenté et consciencieux répondra même aux questions qui lui semblent évidentes mais qui peuvent créer un problème pour un débutant.

Notre attention devrait être focalisée sur un chiot fort, court (mais pas carré !). Une femelle est d’habitude d’une corpulence plus fine par rapport à un mâle qui devra être plus costaud, plus « masculin « .

La largeur d’un chiot ne doit pas être le résultat d’un ventre gonflé mais d’une corpulence solide du corps. Lorsque nous prenons un chiot dans les bras il devra donner l’impression d’être lourd, d’avoir des pattes épaisses et une poitrine large et bien développée.

En aucun cas nous ne devons avoir l’impression de soulever une boule de poils, où à l’intérieur il y a très « peu de chien « .

« Notre chiot « devra avoir une grande et très forte tête. Bien poilue, elle doit ressembler à un chrysanthème. Sous une épaisse frange, nous apercevons des yeux malins, curieux et propres. Ils devraient être foncés (brun foncé ou noir).

Le museau ne doit pas donner l’impression d’être long, étroit ou triangulaire, mais assez large, terminé par une truffe assez imposante d’une couleur régulière brune ou noire (le défaut de pigmentation est reconnu comme un défaut).

En regardant le chiot il faut lui examiner les dents. Il faut vérifier l’articulation. Une articulation correcte (en ciseaux) c’est celle où les dents de la mâchoire supérieure, après la fermeture, couvrent partiellement les couronnes des dents inférieures. La situation contraire, c’est-à-dire le cas où les dents inférieures couvrent les dents supérieures est reconnue comme un défaut qu’on ne peut pas corriger plus tard.

Un chiot posé par terre est réactif, prêt à jouer, curieux. Il bouge relativement légèrement et énergiquement. Les chiots devraient être très mobiles, confiants et joueurs. Crainte, tristesse subite, fuite et recherche d’une cachette mais aussi le clabaudage sont des traits malvenus. Ils peuvent résulter d’une maladie ou bien c’est la preuve du mauvais psychisme d’un chiot.

Le chiot devra avoir un dos droit (ligne de dos) et une croupe large et forte. Un dos long “ pendant “ est un grand défaut.

En observant le mouvement du chien de devant et de derrière, il faut regarder si les pattes bougent de manière parallèle (mouvement correct), si elles ne sont pas posées de travers, en se croisant ou bien si elles ne sont pas rejetées à l’extérieur (c’est un mouvement incorrect).

Il faut également regarder le ventre du chiot, s’il n‘est pas trop gonflé, s’il n’y a pas d’hernie (elle se manifeste par des petits gonflements de la peau sur la partie inférieure du ventre, souvent aux alentours du nombril).

Chez le mâle il est très important de vérifier si les deux testicules se trouvent dans les bourses. L’absence même d’une testicule est un défaut important. En cas de doute essayons de vérifier les testicules quand les chiens sont débout et non pas quand ils sont soulevés ou retournés sur le dos.

En passant les doigts, il faut faire un mouvement du ventre vers les bourse et non pas le contraire. Il faut essayer, si possible de mettre le chiot dans la position d’exposition ou essayer de l’intéresser par une friandise pour qu’il prenne cette pose tout seul. Nous pourrons l’observer encore une fois (voir les dessins plus bas).

Il serait idéal si l’image que nous voyons correspondait à la description suivante : “ Un chiot bien proportionné, compact, fort et large”.

Une grande tête, le stop bien marqué (c’est le passage entre le front et le museau, chez le PON cela devrait se sentir par un pli bien marqué entre le museau et le front).

La mâchoire et la mandibule bien développées. Le cou bien assis (pas trop long « cou de cygne « ), le garrot bien visible, un dos droit et court.

L’épaule et le bras bien positionnés, le poitrail bien marqué, les membres de devant parallèles, les membres arrières bien courbés, les genoux bien marqués ainsi que le jarret.

Les membres arrières devraient être disposées de manière parallèle et large. La poitrine devrait être bien développée, profonde, (le sternum devrait se trouver à la hauteur du coude ou un peu plus bas).

Le manteau devrait être épais, élastique, assez abondant, les pattes bien poilues (à cet âge les poils sont encore assez courts).

“ Si notre impression s’approche de la description ci-dessus, nous pouvons nous féliciter. De toute façon plus c’est proche mieux c’est”.

Ce serait idéal si en plus sa couleur correspondait à notre attente, mais à mon avis c’est une anatomie parfaite qui est la plus importante. La couleur de sa robe est dans ce cas un supplément agréable et souhaitable.

En récupérant le chiot n’oublions pas qu’il devra avoir un tatouage visible correspondant à son pedigree, un pedigree, un carnet de santé et il devra être vacciné et avoir eu au moins trois applications antiparasitaires.

Puisque depuis quelques années les PON (les mâles et les femelles) élevés subissent des radiographies de dépistage systématique de la dysplasie de la hanche, les parents des chiots ne doivent pas avoir de dysplasie ! Le résultats de l'état des hanches sont inscrits dans le pedigree des parents: ( Dys.-A ou Dys.-B )

A défaut demandez l'éleveur le compte-rendu de la radiographie de dépistage de la dysplasie de la hanche, avec l'entête de la Société Centrale Canine en haut à gauche, le nom de le mère- ou du père avec le n° de tatouage en haut à droite et la signature du lecture officiel du NCF en bas à droite.

Le nombreux titres gagnés par les parents ne garantissent pas hélas à 100 % les mêmes résultats pour les enfants. Cela donne seulement l’espoir qu’un bon choix du couple d’élevage donnera des chiots avec un capital génétique les prédisposant au développement dans la direction que nous souhaitons.

Est-ce que nos attentes seront comblées ? Pour cela il faut beaucoup de chance et de flaire dans le choix du couple, de l’expérience dans l’observation des générations entières dans une race, de l’habilité dans la détection de qualités et de défauts fixes génétiquement transmissibles dans chaque lignée.

La base d’un bon élevage c’est une chienne d’une bonne qualité génétique et d’un bon génotype. La négligence de la ligne femelle dans un élevage est à l’origine de la perte d’une quelconque possibilité de son développement et de la fixation du type souhaité dans une race. N’oublions pas que sur le chemin du championnat nous devons nous armer de beaucoup de persévérance dans le travail avec le chien mais aussi bien s’occuper de son hygiène et de l’entretien de sa forme physique et psychique. Et puis si nous possédons une chienne PON ne succombons pas à la mode de la reproduction, puisque malgré ses qualités, un chien peut ne pas correspondre à notre chienne et les résultat de ce mélange peuvent être déplorables !

 

Les illustrations insérées dans l’article présentent les traits recherchés et ceux qu’il faut éviter chez un chiot PON. Les légendes sont les fruits de mes observations durant des années. J’espère qu’elle seront utiles dans le choix du chien et qu’elles vous épargneront beaucoup de déceptions. Puisque le goût personnel, l’élevage et la présentation aux concours avec de bons résultats pour une race que nous aimons est un grand plaisir.


Dessin 2 Un bon et large crâne, le stop bien marqué, un museau court, une large mâchoire, des oreilles assez grandes et bien situées, une tête typique dans son expression.

Dessin 3 Un crâne trop fin, un stop trop faible, des oreilles attachées trop haut. Une tête du type « bearded colie « .

Dessin 4 Un crâne rond, un museau tout fin et une mâchoire faible (fine).


Dessin 8 : Un chiot doté d’une poitrine bien proportionnée, des os forts, une bonne expression de la race.

Dessin 9 : Un chiot sur des hautes pattes, étroit, sans poitrail, une poitrine peu profonde, une tête relativement étroite, des oreilles petites et attachées trop haut, des poils ondulés.

Dessin 10 : Un chiot avec une belle tête mais avec des pattes trop courtes, trop « lourd « .

 

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Dessin 11

Un chiot prometteur : proportion 9 :10, une squelette assez fort, une tête typique, un dos droit avec un garrot assez élevé. Des pattes bien positionnées et sous un angle correct.

 

Dessin 12

Un chiot haut en pattes Les os courts, pas trop forts, une tête avec des petites oreilles attachées trop haut, un cou trop court, des omoplates raides, les angles de pattes très raides également, une poitrine peu profonde et étroite, un dos avec un garrot trop faible, des reins soulevés, un derrière tombant.

Dessin 13

Un chiot allongé : un bon dos, des angles trop profonds, des aplombs postérieurs avec une tendance en X, une tête avec le museau allongé, faible stop, de grandes et plates oreilles.

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